L’eau est essentielle à la vie mais elle peut également être un vecteur majeur de maladies. Le risque sanitaire hydrique est dépendant de facteurs environnementaux et individuels. Les mesures préventives et les mesures de contrôle mises en place ont permis une meilleure maîtrise des risques, mais la vigilance reste de mise.
L'eau du robinet génère toujours des craintes des consommateurs, craintes souvent infondées, alors que l’eau distribuée au robinet des usagers est l’un des aliments les plus contrôlés. Les bilans de qualité sont facilement accessibles; l’alerte en cas de risque est très rapide; les normes relatives à l'eau sont parmi les plus sévères.
Les normes chimiques sont établies à un niveau permettant à un consommateur de boire 2 litres par jour, pendant 70 ans, sans risque pour sa santé, c'est-à-dire qu’un dépassement modéré d’une norme pendant une durée limitée n’a pas d’incidence sur la santé. Un tel dépassement constitue un signal d’alarme et déclenche une analyse de la situation, une surveillance et un programme d’action.
Les normes ne constituent qu’un élément de l’ensemble des règles sanitaires s'appliquant à l’eau du robinet. Elles sont complétées par des procédures (autorisation, protection des captages…) et des obligations de moyens (auto surveillance…) qui limitent les défauts de qualité.
En ce qui concerne les substances chimiques, trois catégories sont distinguées pour l’établissement de normes :
Il pourrait donc y avoir des risques pour la santé des consommateurs lorsque l’eau contient des micro-organismes, notamment d’origine fécale, et/ou des substances chimiques en concentrations régulièrement supérieures aux normes.
Les normes ont pour objet de réduire les risques au maximum afin de préserver la santé publique.
Il est indispensable d’être de plus en plus vigilant sur la qualité des eaux d’alimentation parce que :
Il existe une multitude de micro-organismes susceptibles d’engendrer des infections. Il est techniquement et financièrement impossible de les rechercher tous et ceci pour différentes raisons, notamment, le délai d’obtention des résultats qui serait beaucoup trop long pour pouvoir agir en cas de pollution.
C’est pourquoi, les hygiénistes ont défini des « germes test » de contamination fécale, la grande majorité des germes pathogènes véhiculés par l’eau étant d’origine fécale.
Les germes test retenus sont :
Ces germes test correspondent à une série de critères indispensables, en particulier :
Plusieurs possibilités sont à envisager :
Les troubles de santé, généralement de courte durée, prennent le plus souvent la forme de gastro-entérites, associant diarrhées, douleurs abdominales ou vomissements. Mais à coté de ces épidémies « bénignes », surviennent occasionnellement des maladies d’origine hydrique plus graves.
Ce sont le mode de contamination et surtout l’état de santé des personnes contaminées qui déterminent la gravité de l’infection.
Les jeunes enfants, les femmes enceintes et leurs futurs bébés, les personnes âgées, les immunodéprimés et d’une manière générale tous les sujets en situation de faiblesse représentent les populations les plus exposées à ces risques.
Pour les autres paramètres analysés, paramètres physico-chimiques et organoleptiques, les problèmes les plus courants portent sur :